15/11/2008

L. Aliot (FN) : "Ouvrir la liste du FN à la droite nationale"

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Louis Aliot sera sur tous les fronts en 2009 : Européennes et, peut-être, s'il y en a, municipales. Sur Perpignan, il entend ouvrir sa liste au CNI et au MPF notamment. Il mêlera les deux campagnes.
Louis Aliot, conseiller municipal de Perpignan, conseiller régional Midi-Pyrénées, secrétaire général national du FN, sera la tête de liste du Front lors des Européennes de juin 2009 pour le Grand Sud Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon). Mais il est aussi, il le dit lui-même, en campagne pour d'éventuelles municipales.
Qu'est-ce qui a fait que vous avez été désigné tête de liste ?
Ce qui a été déterminant, ce sont mes derniers scores électoraux. En Midi-Pyrénées, lors des régionales de 2004, je fais 10 % au premier tour et un peu plus au second. Aux cantonales de mars, je fais 16 % sur le Moulin-à-Vent à Perpignan. Et aux municipales, j'ai réalisé près de 10,5 % au second tour.
Il y a aussi le fait que Jean-Claude Martinez - tête de liste du FN en 2004 aux Européennes (ndlr) – a fait son temps. De plus, il était conflictuel et n'a plus de soutien régional.
Quel est l'objectif du FN sur cette élection ?
Nationalement, nous visons au moins le même nombre de députés européens qu'en 2004, c'est-à- dire 7. Sur le Grand Sud Ouest, nous espérons autant qu'en 2004, 8 %, pour conserver notre élu.
On dit que votre amitié avec Marine Le Pen a joué un rôle dans votre désignation ?
Je suis peut-être un proche de Marine Le Pen, mais je suis aussi secrétaire général du FN, donc dans le bureau exécutif parmi les 5 qui comptent. Je suis au Front depuis 1990 et j'ai été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. Enfin, je suis le seul élu d'une ville de plus de 100 000 habitants dans cette circonscription européenne.
Sur votre liste, y aura-t-il d'autres Catalans ?
Sûrement. Marie-Thérèse Fesenbeck a sa place en tant que conseillère municipale de Perpignan. Je vous rappelle qu'on est en campagne pour les municipales.
"Nationaliste modéré"
Eh bien parlons-en. Que vous inspire la situation actuelle : une campagne qui ne dit pas son nom ?
Tout le monde se prépare à ce que le Conseil d'Etat valide la décision du tribunal administratif d'annuler les élections. Il vaut mieux se tenir prêt. Moi je le suis. J'ai fait le tour de mes colistiers. Ils seront quasiment tous partants, mais j'ouvrirai la liste du FN à la droite nationale notamment au MPF et au CNI. Je me demande aussi si Marie-Cécile Pons - ex conseillère générale du centre-ville, présidente du Club 89 - ne pourrait pas nous accompagner. Je demanderai à ces personnes de me rejoindre dans une liste d'union. Mon image de nationaliste modéré peut jouer.
C'est une réponse à la droitisation de Jean-Paul Alduy ?
En tout cas, une bonne partie de sa liste est déjà très à droite et notamment ses deux principaux sherpas, Messieurs Pujol et Parrat. Il joue donc la carte UMP. Paul-Louis Rous du CNI essaiera de négocier une place sur sa liste et Alduy demandera peut-être à de Noëll de le rejoindre.
A vous, on prête des accointances avec Jean-Marc Pujol.
La seule que j'ai, c'est que je suis pied-noir d'origine. Il est courtois, je suis poli. Ça s'arrête là. S'il devait être au FN, il y serait déjà.
Certains imaginent un rapprochement possible entre vous et Alduy. C'est possible ?
C'est sûr que si Alduy fait 30 et que je fais 25, on réfléchira. Non, blague à part, je suis étonné de son extrême politesse à notre endroit pour quelqu'un qui est anti-FN. Cela dit pour fréquenter les socialistes de Midi-Pyrénées, je trouve ceux d'ici bien polis également.
Pour conclure. Vous êtes clairement en campagne ?
Clairement oui et je vais être plus présent encore sur le terrain en profitant de la campagne des Européennes.
Source; l'Indépendant du jeudi 13 novembre 2008 par Guillaume Clavaud.
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AFFAIRE DE LA CHAUSSETTE :

Le leader FN partie civile dans l'affaire du bureau 4
Louis Aliot nous le révèle aujourd'hui. Il s'est porté partie civile voici 15 jours. "Il y a désormais trois mises en examen dans ce dossier et ce n'est pas le fait du hasard. Maintenant, ça fait beaucoup. Je me porte partie civile pour avoir accès au dossier et éventuellement, comme cette position m'y autorise, pour demander l'audition d'un certain nombre de personnes."

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